A l’approche du Salon IAA de Francfort (17 au 27 septembre 2009), Peugeot fait feu de tout bois sur le marché de la voiture propre. Après avoir annoncé son positionnement sur le marché de l’hybride (diesel/électrique) au travers de ses modèles 3008 HYbrid4 et RCZ HYbrid4 Concept, la marque au lion s’attaque à l’électrique avec sa future voiture baptisée iOn. Dans le viseur de la firme sochalienne, Renault/Nissan et le leadership de la "mobilité zéro émission" de CO2.
Dans son communiqué, PSA Peugeot Citroën veut nous rafraîchir la mémoire en rappelant qu’il était un pionnier de la voiture électrique avec sa Peugeot 106 électrique (entre 1995 et 2003). Pourtant, on a le sentiment d’assister à la réaction d’un constructeur qui aurait bien pu rester à quai sans un accord avec Mitsubishi Motors qui a offert la technologie électrique de sa i-Miev à la iOn de Peugeot. D’ailleurs, Peugeot n’insiste pas outre mesure sur sa qualité de précurseur. Il admet même devoir s’intégrer à la nouvelle donne automobile dans sa gamme.
Le problème n’est donc pas de savoir qui a commencé mais qui va s’imposer comme la référence en matière de voiture électrique. Pris de vitesse au démarrage par Renault/Nissan et sa Nissan LEAF, Peugeot veut recoller à la roue de son rival et le dépasser. Si Peugeot ne formalise pas encore officiellement cette ambition, les informations fournies sur sa future voiture électrique ne laissent que peu de place aux doutes.
La iOn est une citadine électrique équipée de batterie lithium-ion qui jouira d’une autonomie de 130 km et d’une vitesse de pointe de 130 km/h pour un temps de charge de 30 minutes sous haute tension (pour atteindre 80% de la charge). Remplacez le mot "iOn" dans la phrase précédente par "Nissan LEAF" et les indications restent quasiment valables. En termes de technologie verte, les deux voitures sont presque jumelles. Sachant qu’elles sont toutes deux attendues pour la fin 2010, il faudra s’attendre à un duel fratricide.
Peugeot s’est donc remis dans la course à la voiture propre. Reste à savoir si sa stratégie de courir deux lièvres à la fois : hybride et électrique, s’avérera payante face à une majorité de constructeurs qui ont fait le choix de concentrer leurs efforts sur une seule de ces deux technologies.
Crédit photo : alzaat








