Le radeau composé de bouteilles en plastique n’est plus qu’à quelques miles nautiques de Sydney, sa destination finale.
En 1947 le radeau Kon-Tiki leva l’ancre des côtes péruviennes avec à son bord une équipe de scientifiques. Son but ? Prouver au monde entier que des milliers d’années avant eux, des Indiens d'Amérique du sud avaient pu rejoindre la Polynésie à bord de ce type d’embarcation.
Plastiki, digne successeur du Kon-Tiki
Soixante ans plus tard mais toujours dans le sillage du Kon-Tiki, voici donc le Plastiki. Ce radeau, composé de 12 500 bouteilles de plastique recyclées, a quitté le port de San Francisco il y a 118 jours. Point d’enjeu anthropologique cette fois, mais plutôt écologique. David de Rotschild, l’aventurier anglais, veut sensibiliser le monde entier à la problématique des déchets en plastique qui inondent les océans.
Les côtes australiennes sont bientôt en vue pour le radeau qui vient de dépasser l’île de Kiribati. Résolument écolo, le Plastiki n’utilise que des énergies renouvelables (énergie solaire, éoliennes, dynamos…). Les matelots à son bord utilisent des systèmes hydroponiques pour cultiver de quoi se nourrir, et le bateau est bien sur 100 % recyclable une fois engloutis les 23 000 kilomètres séparant San Francisco de Sydney.
Vortex en plastique
Après l’aspirateur fabriqué avec du plastique recyclé, voici un deuxième événement qui nous rappelle que le Plastic Vortex, cette nappe de déchets en plastique polluant toutes les eaux du globe, est un problème majeur de l’environnement. Sur le site de l’expédition, on rappelle d’ailleurs qu’en 118 jours, plus de 7 milliards de bouteilles en plastique ont été consommées rien qu’aux Etats-Unis.
Crédit photo : The Plastiki - Flickr














