On le sait peu, mais les médicaments que nous consommons chaque jour finissent, en bout de chaîne, par polluer les eaux de nos rivières. Pour mieux connaître cette pollution, le comité de pilotage du Plan National sur les Résidus de Médicaments dans les Eaux (PNRM) a été installé lundi. Objectifs : évaluer les risques environnementaux et sanitaires de ce phénomène, et mettre en place des stratégies visant à réduire ces risques.
En 2006 et 2007, les régions de Midi-Pyrénées, Basse-Normandie et Rhône-Alpes ont réalisé des mesures de ces résidus dans les milieux aquatiques. Les résultats corroborent ceux observés à l’étranger : une vingtaine de
substances d’origine médicamenteuse a été retrouvée
dans les eaux potables !
Les poissons, premières victimes de cette pollution des eaux
Antibiotiques, antidépresseurs, contraceptifs oraux… La France est le quatrième consommateur mondial de médicaments, autant de substances rejetées quotidiennement dans les milieux aquatiques par les selles et les urines. Les stations d’épuration ne permettent pas toujours de filtrer ces minuscules molécules.
La faune aquatique est peut-être la première victime de cette pollution des eaux : les modifications physico-chimiques et biologiques de l’eau entraîneraient d’importantes diminutions de population. Autre conséquence inattendue : une étude a montré que les résidus de pilule contraceptive dans les eaux provoqueraient une féminisation des poissons ! Reste à savoir si les résidus médicamenteux sont les seuls et les véritables coupables...
Mieux connaître la pollution médicamenteuse
La communauté scientifique s’interroge depuis plusieurs années sur cette question. La dégradabilité des médicaments, leur persistance ou leur réaction dans le milieu sont encore peu connues. Il est donc urgent de déterminer quels sont ces risques et d’adapter une politique environnementale et sanitaire en conséquence. C’est l’objet du Plan National sur les Résidus Médicamenteux dans les Eaux, dont le comité de pilotage a été installé lundi dernier, suite aux propositions de la table ronde de Grenelle.
Il est constitué de représentants des différents acteurs du domaine : professionnels de la santé, organismes nationaux de recherche, associations, représentants de l’industrie pharmaceutique, élus et services de l’Etat... Il s’agira d’abord de connaître les risques en explorant les associations et interactions potentielles avec d’autres molécules chimiques, l’exposition chronique à faible dose et les effets sur l’homme. Dans le même temps, le comité étudiera la gestion de ces risques potentiels, notamment en mettant en place des stratégies de réduction des sources de pollution.
Le comité national de pilotage se réunira régulièrement jusqu’à la fin de l’année, et l'on annonce déjà les conclusions pour début 2010. Alors qu’aujourd’hui, les réglementations européenne et française relatives à la qualité des eaux ne prévoient pas de rechercher les résidus médicamenteux, il est urgent de cerner les risques et stratégies à mettre en œuvre autour de cette question.
Photo : ComputerHotline / Flickr
Les médicaments périmé je les donnes a la pharmacie.Toutes les rivières sont pollué sur tout les 2 fleuves de lyon les maires devrais faire quelque chose pour que sa soi plus pollué ils savent prendre les impots des malheureux mais ils ne savent rien faire pour que lyon soit une belle ville.