Les deux plus grands émetteurs de gaz à effet de serre de la planète sont tombés d’accord hier pour coopérer sur les thèmes du changement climatique, de l’énergie et de l’environnement. C’est au sortir de 2 jours de négociations économiques et stratégiques que les Etats-Unis et à la Chine ont fini par annoncer un simple mémorandum qui ne fixe aucun objectif. Tout au mieux un pense bête pour ne pas oublier la Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique à Copenhague (COP 15) en décembre prochain.
Pourtant, Hillary Clinton veut y voir autre chose que des paroles en l’air. Elle insiste sur la portée d’une telle coopération sur le chemin des négociations de Copenhague. On rappellera tout de même que le document signé se contente de réaffirmer les engagements déjà pris l’année dernière avec le Président George W. Bush. 10 années de coopération se profilent à l’horizon mais personne ne sait encore de quoi elles seront faites, pas même les intéressés.
Pour le porte parole de la secrétaire d’Etat Américaine, Ian Kelly, le vide de cet accord ne pose aucun problème puisque l’essentiel n’est pas là : « Il n’est pas question pour les deux parties de se fixer des objectifs mais de construire une structure de dialogue », déclare ce dernier. On se permettra de rester sceptique quant à l’efficacité de cet accord et à l’apparente bonne volonté de Washington sur la question climatique. Il est de notoriété publique que certains aux Etats-Unis estiment qu’accepter des réductions d’émissions au niveau industriel serait une erreur. Leur angoisse : voir le prix de l’énergie s’envoler. Mais rassurons nous, le conseiller Chinois Dai Bingguo a annoncé que les deux pays avaient « une grande contribution à apporter à l’effort global pour enrayer le changement climatique ».
Comment dit-on déjà ? Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.
Crédit Photo : woodleywonderworks / Flickr









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