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Réchauffement climatique : le GIEC forcé de se repenser

  • Posté par Jeremy Bellanger le 31.08.2010
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Ces derniers mois auront vu l’échec de la conférence de Copenhague et le retour du débat sur le réchauffement climatique. Cible de toutes les critiques, le GIEC se repense pour conserver sa crédibilité et sauvegarder la thèse du réchauffement climatique. Surtout depuis la remise du rapport du Conseil Inter-Académique préconisant au GIEC de se réformer !

C’est à l’approche de Copenhague que les ennuis ont commencé pour le groupement d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). A quelques jours du rendez-vous Danois, 10 ans d’échanges de mails étaient piratés et livrés au public. Une affaire mieux connue aujourd’hui sous le nom de ClimateGate. Depuis, la situation n'a cesser d’empirer pour le GIEC. Après avoir annoncé la disparition des glaciers de l’Himalaya pour 2035, ce dernier s’est rétracté en qualifiant cette conclusion de "regrettable erreur". En février, c’est une autre prévision qui volait en éclat. La proportion du territoire néerlandais qui se verrait submergé sous l’effet du réchauffement climatique serait largement surestimée. Pendant ce temps, les climato-sceptiques se frottent les mains et soufflent sur les braises d’une opinion publique désorientée en s’attaquant à la probité du président du GIEC Rajendra Pachauri.

"Rien de ce qui a été affirmé ou révélé par les médias récemment ne modifie le consensus" (Ban Ki-Moon)

Conscient du risque de voir ces affaires entraîner une remise en cause globale du réchauffement climatique, la communauté internationale et les chefs d’Etat volent au secours du GIEC. "Que ce soit bien clair : la menace posée par le réchauffement climatique est réelle. Rien de ce qui a été affirmé ou révélé par les médias récemment ne modifie le consensus", a rappellé en début d'année le secrétaire de l’Onu Ban Ki-Moon.

"Qu’il y ait débat sur les méthodes, tant mieux" (Nicolas Sarkozy)

Pas question non plus de couper court à la discussion, il s’agit simplement de ne pas se tromper d’objectif. "Qu’il y ait débat sur les méthodes tant mieux", déclarait le 11 mars 2010 Nicolas Sarkozy. Une position partagée par Ban Ki-Moon qui veut "veiller à ce que les Etats reçoivent du GIEC des conseils bien fondés". Depuis le climategate, le GIEC était chaperonné par le Conseil Inter-Académique (IAC). L’organisme avait la charge d’étudier les procédures et méthodes du groupement d’experts, ainsi que de fournir un rapport le 31 Août 2010.

Fin août 2010 : y aura-t-il une réforme du GIEC ?

Tout vient à point qui sait attendre. Le conseil Inter-Académique vient de rendre son rapport sur le GIEC et a enfin donné son avis sur la répétition d’erreurs qui ont été soulignés dans les travaux des experts. Point positif : "La méthode utilisée par le Giec pour produire ses évaluations périodiques (sur l'évolution du climat, ndlr) a été dans l'ensemble couronnée de succès", souligne le rapport. Mais face à des erreurs qui ont entamé la crédibilité des scientifiques, "Le Giec doit réformer fondamentalement sa structure de direction et renforcer ses procédures pour faire face à des évaluations climatiques de plus en plus complexes", selon le même document. Ainsi donc,  une réforme est  préconisée pour faire oublier l'image dégradante de GIEC militantiste et  montrer que les prévisions du groupe sont fondées sur des preuves solides !

Un rapport qui modifiera le GIEC en profondeur ?

 Les "boeuf-carottes du climat" préconisent  plusieurs modifications en profondeur : diminuer la durée maximale du mandat du président du Giec (actuellement de douze ans), faire accepter des personnalités extérieures du GIEC au sein du comité exécutif, et surtout renforcer les procédures de vérification.

Les conclusions du GIEC font autorité dans les milieux politiques et forment la base des négociations internationales sur la lutte contre les changements climatiques. Rajendra Pachauri estime donc que ce sont les Etats membres du GIEC qui doivent décider de son avenir.

Lors de la 32e session du Giec à Pusan en Corée du Sud en octobre, seront-nous spectateurs d'une refonte du GIEC ? Devrons-nous attendre le grand rendez-vous de Mexico fin 2010 ?

Le GIEC joue, depuis la période charnière de l’après Copenhague, la carte de la transparence pour conserver sa crédibilité indispensable à la prise de décision au niveau international et entend "satisfaire à des critères scientifiques objectifs, crédibles et solides". Le groupe fera donc certainement au mieux pour que les problèmes qui pèsent sur la planète et sur la qualité de leur travail soient résoluent au mieux !

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    Tous les commentaires concernant l'article | 1 commentaires
       
      A nos nymeuh... (Invité) le 12.03.2010 à 23:35

      Dés le début, il y a eu un problème avec le GIEC.
      Ses statuts sont définis ainsi :
      "Le GIEC a pour mission d’évaluer,[...], les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine,"

      Autant dire qu'on connait la réponse avant d'avoir travaillé sur le sujet.
      C'est pas de la science.

      Le Giec est un organisme militant dangereux pour la démocratie et la science.
      Et le plus rigolo, c'est qu'on passe pour des fascistes libéraux à la solde des majors quand on le conteste.
      A la poubelle le GIEC !
      Il n'a rien apporté à la science du climat en 20 ans de travaux. Rien.

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