En cette semaine européenne du verre (21-27 septembre 2009), le recyclage du verre d’emballage fête ses 35 ans. Les grands acteurs du secteur se sont donc donné rendez-vous pour revenir sur le chemin parcouru depuis les débuts du recyclage du verre en 1974, mais aussi pour évoquer les objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement.
Aujourd’hui, l’intérêt du recyclage de bouteilles est largement reconnu. 500g de CO2 économisés pour 1 tonne de verre recyclée, le rapport parle de lui-même. Impliqués depuis le début de cette pratique, Verre Avenir, Eco-emballages et Adelphe permettent, maintenant, le recyclage de 62% des verres d’emballages. Un chiffre qui place la France au niveau de la moyenne européenne du recyclage de ce type de matériau. Avec, en point de mire, les objectifs du Grenelle de l’environnement qui fixe à 75% le taux de recyclage global à atteindre d’ici 2012, le recyclage du verre doit maintenant "changer de braquet", selon Michel Gardes, président de Verre Avenir. Alors que la semaine du verre ne compte qu’une seule manifestation en France cette année (dans la banlieue lyonnaise), on espère aussi que le recyclage pédalera plus fort.
Un plan qui reste à préciser
En effet, le temps presse pour le recyclage du verre qui doit passer de 6 bouteilles recyclées sur 10, à 8 sur 10, pour apporter sa pierre à l’édifice du Grenelle. Eric Brac de la Perrière, directeur général d'Eco-Emballages, assure qu’un "Plan 75" sera présenté "dans quelques semaines". Parmi, les points cruciaux de ce plan, on retrouvera la sensibilisation des jeunes générations, le travail sur les zones géographiques peu trieuses, mais surtout la question du tri sélectif dans les habitats collectifs. En effet, la vie en appartement entraîne un certain anonymat qui déresponsabilise le citoyen face à l’impératif du tri sélectif. On attend donc des réponses concrètes pour résoudre ces problèmes.
Le tri "hors habitat" : un frein invisible mais bien réel
Une autre écharde reste aussi à extraire du pied du recyclage en France : le tri hors habitat. RATP, gares, autoroutes ou encore stades de football doivent être mis face à leurs responsabilités. Dans ces interfaces, c’est bien souvent l’illusion du tri qui l’emporte sur le tri réel. Une situation qui inspire ce commentaire à Eric Brac de la Perrière : "Si le sac jaune se retrouve dans le sac noir, c’est inacceptable". Les points d’amélioration sont donc clairement identifiés, reste aux acteurs du secteur et aux politiques à prendre les mesures nécessaires.














