Greenzer a fait le déplacement pour ce Salon de l'automobile IAA de Francfort placé sous le signe de la mobilité durable. Lors de cette édition 2009, la voiture électrique prend des allures de fil rouge de l'événement. Que les constructeurs la considèrent comme une figure imposée, un effet de mode ou un choix stratégique, elle apparaît sur les stands de toutes les grandes marques. Pourtant, réduire l'engagement écologique de l'industrie automobile à la seule voiture électrique serait une erreur. Cette année encore, l'hybride a su se réinventer et garde, pour l’instant, un train d’avance sur la voiture électrique du fait des infrastructures qu’elle nécessite.
Quelques pas sur le stand Renault suffisent pour comprendre. Le constructeur français part en conquête. Son objectif est clair, démocratiser et imposer la mobilité « zéro émission » (sans CO2, particule ou NOx). Il s'agit donc de prendre 10 à 20% du marché de la voiture électrique dont Renault imagine qu'il représentera 20% du marché automobile global en 2020. Dans cette perspective, la marque au losange a mis les petits plats dans les grands. Elle est, en effet, la seule à présenter quatre modèles électriques : Fluence ZE, Zoé ZE, Kangoo ZE et Twizy ZE, attendus pour 2011 et 2012.
La voiture électrique : avant tout une citadine
Si Renault présente des voitures de toutes les dimensions, c'est véritablement au niveau des citadines que la concurrence fera rage. Peugeot, par exemple, devrait griller la politesse à Renault avec sa petite iOn dont la sortie est prévue pour 2010. Mais les constructeurs français ne sont pas seuls sur ce créneau de l'électrique. BMW avec la Mini E, Mercedes avec la Smart électrique, Volkswagen avec la E-Up ou encore Toyota avec la iQ électrique sont bien décidés à se mêler à la lutte. On notera tout de même que la E-up et la iQ électrique concéderont un certain retard puisque ni l’une ni l’autre ne sont attendues avant 2013.
L'hybride n'a pas été oubliée
La ferveur qui entoure l'électrique ne doit pas éclipser les évolutions notables de la technologie hybride. On a déjà évoqué le projet électrique de Peugeot, mais la marque au lion s'est aussi positionnée sur la technologie hybride. En faisant le choix de l'hybride diesel à quatre roues motrices (Hybrid4), le constructeur veut s'adresser aux consommateurs européens pour qui le diesel reste un choix économique. Dans l'esprit : « évoluons dans la continuité », le leader mondial du marché de l'hybride, Toyota, présente sa Prius Plug-In. Elle bénéficie de 20km d’autonomie en tout électrique en plus de sa motorisation full hybride (essence/électrique). Mais comme son nom l’indique, cette voiture nécessite d’être rechargée pour permettre un déplacement à l’électrique.
Derrière la voiture propre, une foule de questions. Que l'on parle de voiture électrique ou d'hybride plug-in, on comprend bien que la question des points de charge devient capitale. Pouvoir en trouver un rapidement sur son chemin. Pouvoir se brancher sur toutes les bornes, quel que soit la marque de sa voiture. Autant de problèmes à résoudre pour que ces technologies puissent s'intégrer totalement dans notre quotidien. Il ne faut pas non plus oublier que les voitures « zéro émission » utilisent de l’électricité. Or celle-ci, pour être produite, passe par des procédés polluants : nucléaire, gaz, charbon. La voiture propre avance, les technologies s’affinent, mais il reste encore du chemin avant d’atteindre une mobilité durable réellement aboutie.








