Vendredi dernier, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont adopté une position commune pour marquer la détermination européenne sur la question du réchauffement climatique. Une volonté doublée d'une mise en garde, ils n’accepteront pas que "les efforts des pays les plus ambitieux soient compromis".
Au travers d’une lettre adressée au secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, le couple franco-allemand a rappelé que pour relever le défi climatique, il fallait "une réduction d’au moins 50% des émissions mondiales (ndlr : de CO2) d’ici à 2050 par rapport au niveau de 1990". Ils ont aussi souligné le rôle moteur que tiendra l’Europe dans cette démarche en engageant "la transformation majeure de l’économie et de la société indispensable pour une croissance sobre en carbone."
La promesse de l’équité dans les efforts
En gage de bonne volonté, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont tenu à préciser que les pays développés apporteraient une aide financière aux pays en voie de développement et que les efforts de ces derniers dépendraient des « capacités respectives de chacun ».
La mise en garde franco-allemande
Néanmoins, cette annonce s’accompagne aussi d’un rappel : l'Europe ne sera pas victime de son dynamisme écologique. Ils évoquent ainsi la mise en place de "mesures appropriées visant les pays qui ne respecteraient pas cet accord ou n’en seraient pas partie". Une version internationale de la taxe carbone qui s’appliquerait aux frontières de l’Europe pour empêcher une "fuite carbone", mais aussi une concurrence déloyale. Le message est clair. Celui qui pense tirer un avantage économique de son immobilisme écologique se fourre le doigt dans l’œil. Reste à savoir si cette position tranchée, aussi légitime soit-elle, aura un impact sur les négociations.
(Crédit photo : fdecomite/Flickr)








