A quelques encablures du rendez-vous de Copenhague, les détracteurs du réchauffement climatique reviennent sur le devant de la scène. Pourfendeurs de la théorie dominante, portes paroles officieux de lobbies ou défenseurs de la pensée critique, ceux que l’on nomme les "sceptiques" sont loin de constituer un groupe formé, aux motivations communes. Rapide typologie non exhaustive de cet épouvantail à écologistes.
L’affaire dite du "Climate Gate" et la publication de 10 ans d’e-mails privés échangés entre climatologues du GIEC (Groupement d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) peut constituer une approche efficace pour aborder un premier profil type de "sceptique".
Le fantasme du complot
Cette affaire de piratage de boîtes mails, si elle a le mérite de rappeler le niveau d’incertitude qui accompagne l’évolution du climat, symbolise aussi l’action d’une partie des "sceptiques". Il s'agit de personnes dont la motivation fondamentale, "c’est d’aller à l’encontre du discours dominant", pour Sophie Verney-Caillat, journaliste pour Rue 89, qui s'exprimait sur Arrêt sur images. Certains chercheurs relèvent aussi une asymétrie entre la motivation de ces théoriciens du complot et celle des scientifiques compétents qui pourraient invalider leurs thèses. Une façon d’expliquer la survivance de théories alternative à la chute des tours du World Trade Center ou du faux alunissage des Américains.
Une minorité scientifique critique
Néanmoins, réduire les "sceptiques" aux promoteurs de ce type de théories serait une erreur. Plusieurs scientifiques, souvent issus de sciences dures (physique, mathématiques, etc…), se sont sentis "écrasés par le discours dominant" pro-réchauffement climatique, selon le géophysicien Vincent Courtillot. Ils pointent, aujourd’hui, la jeunesse de la climatologie et la grande part d’incertitude qui l'accompagne. Vincent Courtillot fait partie de ceux qui vont encore plus loin. Sur LCP, il a interpellé le climatologue Jean Jouzel à propos des résultats soumis par le GIEC aux décideurs et journalistes. Selon lui, il s'agit "d'un résumé dans lequel l’incertitude est réduite à sa plus simple expression". Par ce discours, il représente une frange de la communauté scientifique qui déplore la confusion entre "le consensus scientifique" autour du réchauffement climatique et la certitude scientifique.
Des lobbies dans l’ombre ?
Derrière les critiques et autres accusations portées par les sceptiques de tous poils, de nombreux écologistes pensent voir la marque des grands lobbies pétroliers, automobiles ou autres. Une suspicion qui peut paraître exagérée dans un pays comme la France où l’espace médiatique offert aux contradicteurs du réchauffement médiatique est extrêmement réduite. Pourtant, il suffit de passer l’Atlantique pour voir apparaître quantité de pseudo-experts dont l’intégrité scientifique est fortement soumise à caution. Ajoutez à cela l’affaire du "Climate Gate" qui éclate comme par magie à la veille du sommet de Copenhague et l’on comprend aisément que certains soient sceptiques.
(Crédit photo : nattu/Flickr)































Je suis effectivement convaincu que la revelation *magique* de ces informations a quelques semaines de Copenhague est le fait de lobbies ayant commandité un piratage a un groupe important tel que le RBN (http://en.wikipedia.org/wiki/Russian_Business_Network)
L'activité des lobbies petroliers contre les tentatives de reduire l'utilisation des energies fossiles n'est que peu perceptible, mais aux Etats Unis, ont ete diffusees des campagnes dont le message est "Le gaz carbonique, ils appellent ca de la pollution; nous appelons ca la vie". (http://www.youtube.com/watch?v=7sGKvDNdJNA)