Les Ministres de l’écologie des différents pays européens se sont réunis à Are en Suède lors d’une rencontre de 3 jours pour réaffirmer les ambitions écologiques de l’Europe. Une fois de plus on a pu constater que la politique environnementale était au cœur des préoccupations de l’UE et du pays qui en assume la présidence : la Suède.
Ce fut l’occasion d’accorder certains violons en vue de la Conférence de Copenhague de décembre 2009 mais aussi d’insister sur le fait que l'évolution énergétique est une véritable opportunité écologique et économique. La Suède en a donc profité pour afficher sa détermination à voir les discours se transformer en actes pendant sa présidence de l’Union Européenne.
« L’UE a pris la tête en présentant les objectifs les plus ambitieux jamais proposés par un groupe de pays. À Copenhague, nous prendrons la place de leader afin de faire accélérer le rythme des négociations. Les autres pays doivent suivre l’UE et en faire plus. », a expliqué Andreas Carlgren, le ministre suédois de l'environnement. Sans doute une manière de rappeler qu’il faudra non seulement être convainquant mais aussi assumer les objectifs annoncés lors du G8 : 80% de réduction d’émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050.
Ces objectifs élevés pourraient évidemment diviser les pays européens à l'approche d’un engagement plus concret. La Suède veut donc déminer le terrain en rappelant que la nécessaire transition énergétique n’est pas une malédiction. C’est au contraire un formidable facteur de croissance pour qui aura le courage de s’y engager. Inutile donc de jouer la carte de la crise économique pour reculer une fois de plus. C’est le message que semble vouloir faire passer une étude commandée par Stockholm et reprise lors de cette rencontre : « La poursuite de stratégies climatiques dans le contexte d’une économie éco-efficiente peut être une opportunité de reprise économique via la réduction des coûts, la création d’emplois, de nouveaux systèmes plus efficaces et de nouveaux modèles économiques. »
La Suède marque donc à nouveau sa volonté de placer sa présidence sous le signe du développement durable. Néanmoins, un long chemin lui reste à parcourir si elle veut voir ses projets se réaliser. Pour convaincre chinois, indiens et américains, il faudra nécessairement une Europe unanime. Or, l’Allemagne hésite déjà face à l’idée d’augmenter les taxes de ses entreprises pendant que l’on cherche encore comment l’Europe centrale et orientale va bien pouvoir financer le grand chambardement qui s'annonce.
Il reste jusqu’à décembre pour résoudre ces problèmes et faire de Copenhague une conférence historique.
Crédit Photo : *Kicki* / Flickr










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