Greenzer, avec les conseils des Amis de la Terre, vous indique les espèces d’arbres à éviter et les labels à suivre afin de lutter contre la déforestation au moment d'acheter votre nouvelle table de jardin écolo !
La déforestation en vidéo, ça donne ça !
extrait "Déforestation" du film "Home" de Yann Arthus Bertrand
Des images valent parfois mieux que des mots pour parler déforestation. Mais même en voulant protéger la planète, il reste difficile de s’y retrouver dans les essences de bois à fuir et les labels-bois incertains au moment de choisir son mobilier de jardin écolo. Suivez le guide des Amis de la Terre pour bien choisir votre nouvelle table de jardin en bois écolo.
Achat de ma table de jardin écolo : des essences d’arbres à fuir !
Le teck de Birmanie est à éviter dans votre nouvelle table de jardin car il provient des dernières forêts primaires de Birmanie. En plus, son exploitation finance la junte militaire birmane au pouvoir. Acheter du teck de Birmanie, c’est contribuer à la déforestation mais c’est aussi « acheter des armes pour opprimer davantage le peuple birman.» explique Sylvain Angerand, chargé de campagne Forêt aux Amis de la Terre. Attention : selon cette association, le teck de Birmanie peut parfaitement être signataire de la Charte Environnementale créée par la fédération des importateurs de bois exotiques (Le Commerce du Bois) et vanter à ses clients son engagement dans le développement durable.
Fuyez aussi les tables de jardin en eucalyptus. Elles sont commercialisés à un prix très attractif mais la matière première provient de grandes monocultures à forts impacts environnementaux et sociaux.
Enfin, attention à ces essences quand vous achetez votre table de jardin : Keruing, yellow-balau ou nyatoh sont des espèces d'arbres surexploitées en provenance des forêts d’Asie du Sud-Est.
Choisir ma table de jardin écolo avec les meilleurs labels !
Si vous choisissez une table de jardin en teck d’indonésie ou en acacia mangium, privilégiez le label FSC ! Le premier, si il n’est pas labellisé, peux provenir de coupes illégales d'arbres. L’acacia mangium, quant-à-lui, peut être planté au détriment de la forêt.
Sachez que de nombreux labels-bois existent et qu’ils ne se valent pas tous ! En plus, entre labels et appellations, certains industriels ont beaucoup d’imagination pour vous proposer des étiquettes commerciales écolos, mais pas réellement vertueuses. Pour un bois local, le label n’est pas indispensable. Par contre pour un bois exotique, rien ne vaut le label FSC qui est le plus exigeant environnementalement et socialement.
Crédit photo : Wagner T. Cassimiro "Aranha"/flickr














