Le Premier Ministre l’a annoncé ce matin aux députés UMP : la taxe carbone ne sera plus. Un coup dur pour l’écologie, alors que les Français n’ont jamais été autant conscients et concernés par le sujet.
Annoncée avec effets en 2007, censurée par le Conseil Constitutionnel en 2009, et appréhendée par les ménages français, la taxe carbone était au cœur des débats. Après la débâcle de la majorité aux élections et le remaniement ministérielle, l’UMP se remet en question en revenant sur les dossiers épineux et impopulaires. « Out » certaines réformes, et surtout « out » la taxe carbone.
Un abandon programmé de la taxe carbone
Le 13 mars dernier, Nicolas Sarkozy se prononçait déjà sur un éventuel "abandon français " de la taxe carbone : « Je dis très clairement que la France montrera l’exemple, que nous voulons tenir nos engagements des limitations des GES » « Mais nous voulons dans le temps une taxe carbone aux frontières de l’Europe ». A la veille des régionales, Nicolas Sarkozy avait écarté l'idée d'appliquer la taxe carbone uniquement en France. Le risque de perte de compétitivité des entreprises françaises était trop fort notamment en temps de crise, et après l’annonce, mi-janvier, d’un record de faillites en 2009.
La taxe carbone sera européenne ou ne sera plus
François Fillon a confirmé ce matin, devant les députés UMP, que la taxe carbone était abandonnée. Certes, la taxe carbone était bien inscrite à l'agenda européen mais le texte devait être approuvé par les 27 Etats membres, après une présentation au mois d’avril ou de mai. Sachant que la France étant jusque là bien seule, au sein de l’UE, à défendre ce projet, la taxe carbone est bel et bien un échec. On ne dit jamais 2 sans 3 : Après Copenhague et le thon rouge, l'écologie est un sujet qui passionne les français, mais qui semble bien difficile à se traduire par des décisions politiques concrètes.
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Crédit photo : audrey ak/flickr















15 septembre 2009: M. Sarkozy compare la "grande réforme" de la taxe carbone à "l'abolition de la peine de mort".
Là aussi, il va faire marche-arrière ?