TV, luminaires, cellules photoélectriques…les ampoules LEDs débarquent en force. Mais que vaut au juste cette technologie lorsqu'il s'agit de s'éclairer? La question peut paraître triviale pour illuminer votre deux-pièces, mais revêt une tout autre importance quand une ville doit changer son éclairage public.
C’est précisément le dilemme auquel était soumis la ville de Pittsburgh aux Etats-Unis, qui devait remplacer 40 000 ampoules, excusez du peu. Le conseil municipal n'en finissait pas de s'arracher les cheveux : LED, HPS (les ampoules à Sodium classiques), voire induction? Impossible de choisir. Pour trancher définitivement, l’université de Pittsburgh, associée au Swanson School's Department of Civil and Environmental Engineering, a mené une étude de grande envergure afin de comparer les cycles de vie de ces 3 grandes familles d’ampoules :
- les ampoules classiques HPS ou MH (aux halogénures de métal) : elles sont déjà présentes dans la plupart des villes et des routes.
- les ampoules à LED : inventée en 1962 cette technologie revient pourtant au goût du jour grâce à sa luminosité sans cesse augmentée.
- les ampoules à induction : cette nouvelle technologie d'éclairage est basée sur un rayonnement généré par un champ magnétique.
De la production au recyclage, tous les paramètres ont été pris en compte : prix, efficacité, empreinte écologique, toxicité, etc.
L'heure du bilan
Le bilan économique des ampoules LED et à induction est très satisfaisant : leur durée de vie plus importante surclasse ces deux technologies par rapport aux ampoules classiques. Pour éclairer durant 100 000 heures (soit plus de dix ans), il faut 4 à 5 fois plus d'ampoules classiques que d'ampoules à LED.
La fabrication des ampoules à induction nécessite du mercure en faible quantité, mais à l’échelle d’une ville comme Pittsburgh cela représente beaucoup. Les ampoules classiques contiennent également du mercure mais aussi du plomb. Quant à l’ampoule LED, elle ne contient aucun produit toxique mais son processus de fabrication est hautement énergivore.
La pollution lumineuse, qui rend les nuits trop claires, semble plus faible avec l'ampoule LED, capable de diriger la lumière dans un faisceau plus restreint, évitant ainsi une réflexion excessive dans l’environnement. En mettant tous ces résultats en relation avec la durée de vie, c’est donc l’ampoule LED qui remporte haut-la-main la palme du meilleur bilan environnemental (voir tableau).

C'est mon choix
Alors faut-il que les villes remplacent toutes les ampoules halogènes classiques par des ampoules LED ? Probablement, selon ce rapport. Même si le coût initial est élevé (21 millions de dollars contre 2 millions pour des ampoules HPS), la longévité de l’ampoule LED lui permet de présenter un coût moins élevé sur le long terme.
En revanche, cette technologie doit encore faire ses preuves en terme de luminosité avant d'égaler les ampoules actuelles, mais sur ce terrain sa marge de progression est encore importante, des ampoules LED aussi lumineuses que les HPS devraient donc bientôt voir le jour.
Les villes françaises opteront-elles pour un éclairage public à ampoule LED ? Il faut l’espérer. Laissons parler quelques chiffres pour finir : avec une réduction annuelle des émissions de CO2 de presque 7000 tonnes, et des économies de l’ordre du million de dollars par an, espérons que les décideurs fassent le bon choix !
Pour les anglophones, le rapport complet est disponible ici.
Crédit photo : Mike Deal aka ZoneDancer - Flickr















Avec l'évolution de la led et des panneaux solaire pourquoi ne pas imaginer a l'avenir des lampadaire équipé de led high power très basse consommation uniquement relié a des panneaux solaires. Deja des exemples existe pour de l'éclairage d'enseigne, donc cela laisse un bon présage pour l'avenir.