Barack Obama a annoncé hier un investissement considérable des Etats-Unis dans les batteries et la voiture électrique en général. 2.4 milliards de dollars seront ainsi répartis entre 48 projets dans le cadre du Recovery Act. L’Amérique n’y va donc pas avec le dos de la cuillère pour relancer l’industrie automobile et l'emploi.
Le président américain voit dans cet investissement, bien plus qu’un simple plan de relance : « nous plantons les graines du progrès pour notre pays », déclarait-il, hier. Une belle phrase pleine de promesses et d’espoir comme les affectionne Barack Obama, mais qui n’en reste pas moins vraie. Lorsque le pays qui hier encore n’imaginait pas son avenir sans pétrole investit 2.4 milliards dans la voiture électrique pour sortir de la crise, c’est un signe fort.
Le projet se veut donc cohérent pour impulser une véritable dynamique industrielle. Pour ce faire, 1.5 milliards seront injectés dans la production de batteries, 500 millions dans les composants de la voiture électrique (moteur électrique par exemple) et 400 millions dans l’achat de véhicules hybrides et électriques pour des démonstrations test. Dans cette ventilation, inutile de préciser que les grands constructeurs automobiles se taillent la part du lion. L’objectif principal reste de relancer le marché de l’automobile, les USA misent donc prioritairement sur leurs entreprises historiques et sur les experts reconnus. Ainsi, General Motors, Ford et Chrysler percevront à eux trois 268.6 millions de dollars pour produire et développer leurs voitures électriques, tandis que Johnson Control ou Compact Power seront aidés à hauteur de 460.6 millions pour produire des batteries.
Avec de tels investissements les Etats-Unis marquent leur volonté de devenir un acteur majeur sur le créneau du véhicule électrique. Le pays des énormes pick-up polluants pourrait donc devenir le champion de la voiture propre. Surprenant, non ?
(photo : SEIU International via flickr)









