A deux jours de la cérémonie d’ouverture des JO 2010 de Vancouver, la neige manque. Alors que les JO de Vancouver visaient la plus haute marche du podium en matière de développement durable, la situation est critique pour le bon déroulement des épreuves : ultime recours, des solutions peu écologiques sont utilisées pour enneiger les pistes.
Pas de neige blanche pour les JO de Vancouver 2010
Vendredi, la cérémonie d’ouverture marquera le début des festivités des Jeux Olympiques d’hiver 2010 à Vancouver. Dès le lendemain, nous pourrons suivre les premières épreuves de skiboss féminin. En attendant, le comité organisateur doit lutter contre Dame Nature. La raison ? Un manque de neige sur les pistes. Le site de Cypress Mountain, situé à 900 m d’altitude, est le plus inquiétant. Il devrait très prochainement accueillir les compétitions de snowbord et de skicross, mais pour le moment il ressemble plus à un chantier qu’à une station enneigée. Alors que la France doit rester vigilante sur ses chutes de neige, la Colombie Britannique vit l’hiver le plus doux de son histoire avec des températures allant jusqu’à 14°C. Doit-on y voir une trace du changement climatique ? En tout cas, ces jeux d’hiver, transformés en jeux de printemps, donnent des angoissent aux organisateurs. Dans deux jours, il faudra donner satisfaction aux 82 délégations internationales sur place, ainsi qu’aux très nombreux spectateurs.
Le comité organisateur des JO manque aussi d’idées vertes
Pour pallier au manque de neige, les organisateurs ont misé sur des techniques…pas très écologiques ! Alors que de nombreux efforts avaient été faits pour rendre ces JO 2010 de Vancouver les plus green possibles, la pression engendrée par le manque de neige fait oublier toute initiative écolo. Première technique : ramener de la neige des cimes. Pour cela, des hélicoptères et des camions tournent autour du site de Cypress Mountain à des cadences infernales. De plus, le comité met en place des techniques de pointe pour rendre le site le plus praticable possible, comme les canons à neige qui projettent des pastilles de glace sèche. Au départ, cette innovation n’était prévue que pour les pistes à bosses. Aujourd’hui, vu les prévisions météorologiques qui ne semblent pas aller dans le sens d’un retour au froid, d’autres types de pistes pourraient en bénéficier. Peut-être que finalement, dans ces Jeux Olympiques, celui qui s’en sortira vainqueur sera le fondeur Ethiopien Robel Taklemarian. Au moins, il a l'avantage de s'être entraîné sur des skis à roulettes…
Crédit photo : Sashafatcat/flickr














