Les ondes wifi sont partout. Elles agissent et s’infiltrent insidieusement dans notre quotidien par les antennes-relais de téléphonie ou « grâce à » nos installations. Doit-on avoir réellement peur des ondes wifi ? Sommes-nous exposés par notre propre volonté ou sommes nous obligés, parfois, de subir les ondes wifi qu’on nous impose ? Comme les non-fumeurs, pourrions-nous envisager un droit de non-exposition ?
Des études chocs démontrent la toxicité des ondes wifi
Grâce à un rapport d'études internationales de 600 pages publié par le BIOINITIATIVE WORKING GROUP prouvant les dangers des émissions "type téléphonie mobile" sur la santé, on en sait assez maintenant pour statuer sur la nocivité des ondes wifi ! Soutenu par l’Agence Européenne de l’Environnement, le rapport Bioinitiative a également été validé par le Parlement Européen. Ce s résultats indépendants de la voix des industriels de la téléphonie sont éloquents. Les scientifiques indépendants ont prouvé que les ondes wifi désorganisent les processus physiologiques ainsi que les structures biochimiques, ayant pour conséquences des perturbations toxiques primaires sur le génome, les fonctions immunitaires, la neurologie et le comportement. Ces études parlent même de corrélations avec Alzheimer, les leucémies infantiles ou les cancers du sein et du cerveau. Autant dire qu’un principe de précaution s’impose.
Vivre près d’une antenne-relais de téléphonie, quels sont les risques ?
La wifi, comme l’installation d’un micro-onde ou du téléphone, sont des choix personnels. Les ondes sont une source de nuisance environnementale mais on ne parle pas assez d’elles, puisqu’on les craint et que les chercheurs ne les connaissent pas assez pour statuer définitivement sur des réponses concrètes : chacun peut prendre sa décision selon sa conscience. Mais le cas des antennes-relais en téléphonie est tout autre ! Tout le monde veut internet en haut débit mais tout le monde ne veut pas d’antenne-relais. Face à des peurs fondées, on comprend mieux pourquoi des villages entiers, qui se trouvent confrontés à l’implantation d’une antenne relais de téléphonie, voient leur colère monter. Quand les municipalités sont plus ou moins liées aux industries de téléphonie par contrat, il est bien difficile, pour les riverains, de faire respecter un principe de précaution. Pourtant les exemples ne manquent pas. Les installations près de zones à risques comme les quartiers résidentiels, les écoles ou les crèches sont de plus en plus fréquentes. Les catastrophes écologiques et de santé publique se font déjà ressentir : A Malaga, en Espagne, 43 cas de cancers sur 350 habitants ont été détectés. 35 de ces cancers ont entraîné la mort de riverains, 15 ans après la pause de l’antenne.
La wifi et les antennes-relais type Wimax sont-elles une évolution de l’humanité ? En tout cas, pour l’instant, des zones d’ombre demeurent sur l’innocuité de ces techniques. L’explosion de la demande wifi depuis quelques années donne à réfléchir sur le principe de précaution à établir. Certe, des normes existent, mais à l’état actuelle des choses et sans recul scientifique, suffisent-elles à nous protéger activement ? Aujourd’hui nous vivons avec les ondes wifi, mais avons nous un moyen officiel d’imposer notre liberté et de dire « non » à la wifi omniprésente ?
Crédit photo : amenagement_numerique/flickr































être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes.